Charles Desvergnes – Du pain à la pierre

Du pain à la pierre

Vous connaissez sûrement la rue Charles Desvergnes pour vous y être déjà promené au cours de vos sorties en ces temps de confinement… En effet, cette petite rue longeant le chemin de fer comptabilise un taux de passage phénoménal dans la situation actuelle. Mais savez-vous pourquoi elle s’appelle ainsi et qui est vraiment Charles Desvergnes ?

Charles Desvergnes est né à Bellegarde dans le département du Loiret le 19 août 1860. Il est issu d’une famille modeste : son père est boulanger et c’est en l’aidant que le jeune Charles réalise ses premières sculptures dans la pâte à pain. Son talent attire bien vite l’œil du châtelain local, Charles Galopin. Celui-ci décide de lui donner des leçons mais cherche bien vite à lui trouver un maître plus expérimenté. C’est ainsi qu’en 1857 le jeune Charles devient l’apprenti de Henri Chapu, un sculpteur très populaire durant la Troisième République et ayant obtenu le 1er prix de Rome.

En 1875, il décide de tenter le concours d’entrée à l’Ecole des Beaux-Arts où il est reçu premier. Ses mécènes ainsi que sa ville lui payent ses études ainsi que son logement à Paris. En 1889, il tente pour la troisième et dernière fois le Prix de Rome qu’il remporte avec son plâtre Le retour de l’enfant prodigue.

De Charles-Desvergnes (1860-1928), son plâtre Le retour de l’enfant prodigue lui ayant permis de remporter le Prix de Rome en 1889.

Et à Meudon ?


Il s’installe au 27 rue des Jardies en 1896, aujourd’hui 10 rue Charles Desvergnes, la rue ayant été rebaptisée en son honneur. Quant à son atelier, il reste situé rue de Vaugirard à Paris, d’où il concourt à des projets de décorations des bâtiments construits par l’État. Face à sa popularité croissante et des commandes de plus en plus nombreuses, il déménage son atelier derrière sa maison rue des Jardies et s’entoure d’apprentis. Aujourd’hui la maison est séparée de l’atelier qui est maintenant habité. Afin de devenir une maison habitable, quelques travaux ont transformé l’atelier, il reste, parait-il, au grenier de celui-ci, la poulie qui servait à Charles Desvergnes à hisser ses sculptures.

Jeanne d’Arc

En 1909, la béatification de Jeanne d’Arc lui offre un sujet de choix, d’autant plus qu’il était à la fois très patriote et croyant. C’est grâce à ses Jeanne d’Arc qu’il devient connu : de nombreuses églises lui passent commande de statues. La plus célèbre et populaire est La Bienheureuse, reproduite plus de 2000 fois. La cathédrale Notre-Dame de Paris réclame aussi sa statue.

Ce qu’on retient de lui c’est qu’il était un sculpteur classique et sans grandes ambitions mais partout en France on peut retrouver ses œuvres, notamment les statues de Jeanne D’Arc, de nombreux Mémoriaux et autre sculptures sur les tombes. Il est enterré à Bellegarde où sa tombe est décorée d’une de ses célèbres statues réalisée par un de ses élèves.

Le mémorial de l’église de Saint-Chabrais, Creuse, France.

Article écrit par Xavier Berteau en 3e5 à l'Institut Notre-Dame de Meudon

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s