Jérôme Rothen – Star du foot et fan de Meudon

Jérôme Rothen, un meudonnais dans l’âme


Jérôme Rothen, né le 31 mars 1978 à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine, est un meudonnais avant de devenir un footballeur international Français et un journaliste sportif. Il a vécu à Meudon toute son enfance dans le quartier du Val-Fleury, où ses parents résident toujours actuellement. Il était à l’école primaire Paul Bert et au collège  Rabelais, jusqu’à son entrée à Clairefontaine. A la fin de sa carrière sportive, Jérôme Rothen aurait pu choisir de s’installer à Monaco ou Bastia, villes qu’il a connues et appréciées grâce à ses différentes expériences dans le milieu professionnel du football . Mais c’est à Meudon, la ville de son enfance, qu’il décide de revenir : il retourne dans sa ville natale en raison de son affinité toute particulière avec cette dernière, à laquelle s’ajoute la proximité avec son lieu de travail: les bureaux de RMC sont dans le 15e arrondissement de Paris.


« Il y a des endroits magnifiques ; par exemple, je me suis plu à Monaco ainsi qu’en Corse mais étant originaire de Meudon, dans ma tête c’était toujours très clair : je voulais revenir vivre là après ma carrière parce que c’est là que je me sens le mieux !».

De l’AS Meudon aux grands tournants


Dès son plus jeune âge, Jérôme Rothen commence à jouer au foot à l’AS Meudon où il se démarque, avec quelques-uns de ses co-équipiers : d’abord grâce à sa précocité (il a commencé le football à l’âge de 5 ans alors que ce sport est normalement réservé à des enfants âgés de 6 ans minimum) et grâce à sa qualité technique hors norme de sa patte gauche, tout de suite exploitée par ses différents entraineurs.
Alors qu’il envisage le football comme une passion et non pas comme son métier d’avenir, Jérôme Rothen voit sa vie basculer en intégrant le célèbre centre de pré-formation de l’INF Clairefontaine à l’âge de 13 ans. Sur les 1 000 enfants sélectionnés pour passer les tests d’entrée, il se retrouve parmi les 23 enfants acceptés, dont en faisait partie, entre autres, Thierry Henry et William Gallas.


« J’étais sûr que je partais dans le dur du sujet et que j’étais un privilégié du foot. Et oui ça a vraiment été un tournant dans ma vie professionnelle. » 

Puis 2 ans plus tard, en 1994, il intègre le centre de formation du SM Caen : il quitte alors sa famille pour partir en internat où, le matin il étudie comme un étudiant normal puis l’après-midi et jusqu’au soir, il s’entraine avec ses co-équipiers du stade Malherbe de Caen, et ce chaque jour.
Et cette fameuse année 1997, alors qu’il allait avoir 19 ans, il connait le second tournant de sa vie professionnelle, sa première apparition dans un match professionnel de ligue 2 avec son club formateur. Pour Jérôme Rothen, la première fois qu’il foulât un terrain en tant que professionnel a été le plus grand tournant de sa vie, et le début d’une grande carrière.


« Quand tu mets un pied dans l’équipe professionnelle, si tu es sérieux et que tu continues à progresser, il n’y a pas de raison pour que tu n’y arrives pas ».

Sa carrière professionnelle sur les terrains


Durant sa carrière, il a eu le privilège de signer avec beaucoup de clubs différents. Et chose notable : « ils sont tous français ! », comme il aime le souligner. Après trois années à Caen dans son club formateur, il se dirige vers un club qui évolue en Ligue 1 : l’ESTAC Troyes. Puis, alors qu’il est sollicité par plusieurs clubs, il va devenir un joueur du club de Monaco, où il a va rester deux saisons et effectuer l’une de ses plus belles saisons en terminant finaliste de la ligue des Champions en 2002-2003. Alors que les meilleurs clubs étrangers, comme Barcelone, Chelsea, la Juventus de Turin et d’autres se démènent pour le recruter, Jérôme Rothen décide finalement de se diriger vers son club de cœur : le Paris Saint-Germain. Après trois années difficiles, en raison de blessures et de désaccords avec ses entraineurs, il commence à retrouver le niveau qui l’a fait briller avec l’AS Monaco. Mais l’année suivante, Jérôme Rothen décide de partir. Le club parisien accepte en le prêtant d’abord à l’ Irlande puis à la Turquie, mais il ne parvient cependant à développer son style de jeu avec aucun des deux clubs. Il rentre finalement au club de la capitale pour être vendu au SC Bastia où il parvient entre autre à sauver le club de la relégation. Alors que la fin de sa carrière approche à grands pas, il décide de finir en beauté dans son club formateur, mais, en désaccord avec son entraîneur, Jérôme Rothen arrêtera prématurément son contrat et finira ainsi sa carrière sur les terrains.

Sa carrière en tant que journaliste sportif


Alors que sa carrière sur les terrains prend fin, Jérôme Rothen a tout d’abord voulu, comme bon nombre de ses semblables, s’orienter vers une carrière d’entraîneur ; toutefois, après avoir obtenu son diplôme d’entraineur et avoir été entraineur-adjoint au Plessis-Robinson, il décide de se tourner plutôt vers une carrière dans les média sportifs.
Ainsi, il continue à évoluer dans le domaine du foot : il devient consultant pour la télévision et a même sa propre émission sur RMC le vendredi ; il commente des match de Ligue des champions , et participe à de nombreuses émissions dans la semaine aux cotés des plus grands (par exemple, L’After Foot sur RMC où l’on revient sur l’actualité du foot). Aujourd’hui il estime être un privilégié !

Un tempérament de fonceur


« Dans ma carrière, je n’ai pas (…) de regrets sur mes choix parce que tous l’ont été dans un seul but : progresser ».


Pour Jérôme Rothen, dans le foot comme dans la vie, ce n’est pas forcément celui qui a le plus de talent qui réussit, mais celui qui se donne à fond pour continuer à progresser et qui travaille à l’amélioration de ses points faibles, en suivant « un plan » qu’il respecte. La base de la réussite, c’est se surpasser. C’est sa philosophie.
Quand Jérôme Rothen sortait des entraînements, il restait pour continuer à s’entraîner, il répétait ses gestes ; les jours où il n’y avait pas entrainement, quand il avait fini ses devoirs, il jouait contre le mur au stade, parfois tout seul, ou frappait dans les buts, se souvient-il.
Il a fait aussi beaucoup de sacrifices pour parvenir à son objectif , il a dû dire « non » à certaines choses, il s’est privé de beaucoup d’autres afin de pouvoir faire du foot son métier ; et ça a été une immense fierté quand il y est arrivé. Grace à sa persévérance et son abnégation, il a su réaliser son « rêve de gosse ». Alors, il ne retient que du positif !

Et le foot aujourd’hui ?


A 42 ans, Jérôme Rothen continue à jouer au foot en amateur dans le club de Sèvres ; mais l’objectif est surtout de prendre du plaisir, de s’amuser avec ses amis, auxquels il peut donner au passage quelques conseils techniques. C’est du foot amateur, mais il reste un compétiteur dans l’âme. D’ailleurs, aujourd’hui, il joue plus au tennis qu’au foot. Il aime les tournois, les exploits.

« Un sportif de haut niveau est avant tout un compétiteur (…) qui se nourrit à travers les victoires : c’est ce qui (..) donne de la satisfaction. »

Qui ne rêverait pas de se confronter à Jérôme Rothen sur un terrain de foot ou un cours de tennis ? Mais soulignons que malgré sa notoriété, Jérôme Rothen a su garder une simplicité et une proximité, se laissant interviewer par des adolescents de 3ème passionnés de football.

Un article écrit par Alexandre Clerc et Thibaud Dubrulle en 3e5 à l’Institut Notre-Dame de Meudon

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